Appel à la résistance citoyenne et artistique

 

Marianne pleure.

 

La République est en deuil.
Privée de son peuple.
Coupée de ses racines.

 

Elle tente de survivre entre les mains d’aventuriers - entrepreneurs de la politique - qui, en lousdé, en ont biaisé les règles. Un crime presque parfait qui a désincarné la notion même de politique.

On glisse doucement vers des époques que l’on croyait révolues.

On bafoue des principes acquis de haute lutte.

La laïcité est détournée de ses objectifs premiers.

D’inclusive, elle devient discriminante et les nouvelles générations désorientées n’en perçoivent plus la portée. De nombreux citoyens subissent des interdictions et des humiliations « hors la loi », qui laisseraient sans voix les fondateurs de ce fabuleux « traité de paix » instauré en 1905.

La liberté ?
Qu’en avons-nous fait ?

L’intérêt particulier prime sur l’intérêt général. La liberté de manifester est remplacée par la peur du LBD. La liberté d’expression nous impose de flouter le visage de «ceux qui nous protègent». L’état d’urgence est devenu la norme, surveiller et punir sont en passe de devenir l’alpha et l’oméga de l’action politique.

L’égalité, n’en parlons pas.

Pour le coup tout le monde va ricaner.

Quant à la fraternité,

c’est une vieille histoire qui n’existe plus que dans les livres. Ou dans les communautés marginalisées, qui n’ont d’autre choix que de se serrer les coudes pour résister aux violences du quotidien.

Toutes ces valeurs dont nous sommes si fiers,

la liberté, l’égalité, la fraternité ;

et aussi la laïcité, le droit du sol, le droit d’asile, sont jour après jour détricotées. La compréhension de l’autre disparaît des rapports sociaux.

Cet inventaire de régressions est révoltant.

Pourtant, il n’aborde même pas les questions écologiques ou féministes.

Alors que faire contre les auteurs de ce hold-up ? Saurons-nous bâtir ensemble une nouvelle Concorde ? Une terre d’asile, un socle commun, juste et durable, tourné vers la construction d’un avenir désirable ?

Notre pays est riche de ses territoires, de ses cultures et de sa diversité. Rappelons son véritable visage pour former cette communauté de destin qui nous permettra d’embrasser le futur.

La prise de conscience est là, partagée par une multitude.

Il est temps de toutes et tous prendre position.

Artistes, intellectuel.le.s et citoyen.ne.s, toutes et tous créateurs et créatrices, redonnons sa fierté à notre pays et à ses habitants - quelles que soient leurs origines, leurs confessions, leurs genres, leurs milieux sociaux ou toute autre barrière artificiellement dressée entre nous.

Créer c’est résister, résister c’est créer.

Cette injonction, lancée en son temps par le Conseil National de la Résistance, n’aura jamais été aussi actuelle.

Ceci est un appel aux armes de l’esprit : pensons, débattons et surtout, créons.

Toi qui te reconnais dans cet appel, rejoins-nous.

Abd Al Malik – musicien, Almamy Kanoute, militant, Bebar – graffiti artist, Comer OBK – graffiti artist, Crey132 – graffiti artist, Jungle – street artist, Lask – graffiti artist, TWE Crew et Blacklines, Itvan Kebadian – graffiti artist, TWE Crew et Blacklines, Moyoshi – street artist, Eklips – musicien, Éric Leandri – entrepreneur, Halassane Balde – entrepreneur, fondateur de Good Dirty Sound, Yoann Carrara - entrepreneur, François Nemo – entrepreneur, Abdallah Slaiman – entrepreneur.

Artiste, engage-toi ! Crée et partage tes créations avec le #mariannepleure

Pourquoi Marianne pleure-t-elle ? Comment sécher ses larmes ? Un son, un graff, un dessin, de la danse... Quel que soit ton art ou ton style, partage ta vision, fais entendre ton avis. Toutes les créations seront partagées sur le compte @hiya.fr

Pour soutenir l'appel et être tenu au courant des prochaines étapes pour le mouvement Concorde. 

Rejoins les signataires de cet appel